Les programmes et expositions

 

19/02/2016 – 13/03/2016
Les machines célibataires
le lieu unique, Nantes, dans le cadre de Locus Solus et du festival de littérature Atlantide

07/10/2015 – 28/10/2015
Quatre programmations
MUDAM, Luxembourg, dans le cadre d’Eppur si Muove

08/05/2014 – 31/05/2014
Exposition manifeste
PointCulture, Bruxelles

Revue de presse




Collection Morel – Les machines célibataires

Collection Morel, Les machines celibataires, Michel Carrouges et Jean-Louis Couturier, Nantes, 2016, credit photo Michael Meniane – 2

Collection Morel – Le Bureau des correspondances, 2016, credit photo Michael Meniane (1)

Collection Morel, Les machines celibataires – L'hotel du rayon vert, photo Michael Meniane, 2016

Une proposition de Marie-Pierre Bonniol avec des oeuvres de Michel Carrouges & Jean-Louis Couturier, Marcel Duchamp, Pierre Bastien, Glen Baxter, K.P. Brehmer ; les figures de Raymond Roussel, Francis Picabia, Norah Borges ; l’ombre d’Enrique Vila-Matas et la participation d’Eduardo Berti, au lieu unique de Nantes du 19 février au 13 mars 2016, vernissage le 18 février à 18h30.

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PORTFOLIO DE L’EXPOSITION

La Galerie des machines célibataires
La Boîte verte
Les Vitrines
Les Rayons célibataires
Le Trapèze de pivotement

L’Ombre d’Enrique Vila-Matas
Le Rayon dans l’ombre
L’Hôtel des moteurs
Le Bureau des correspondances
L’Atelier-lit
La Fiction
L’Orchestre de papier
Le Plan d’évasion
Le Jeton

Les Suppléments
La Bande-son
La Bande-originale
La Compilation

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COMMUNIQUÉ

Depuis 2012, le lieu unique développe une ligne de programmation intitulée locus solus – en référence au nom du lieu unique et aux créations hors du commun de Raymond Roussel. Soit une série de projets entre savoirs scientifiques et créations artistiques dans le domaine de la musique via des concerts (Pierre Bastien, Pascal Comelade, CaboSanRoque, Loup Barrow, Thomas Bloch, Nadishana Vladiswar, Manu Delago, Prudeeff, Val Macé, Bruno Billaudeau, etc.), des installations (Staalplaat Soundsystem, Studio d’en Haut), des rencontres (Atau Tanaka) et des ateliers (Yuri Landman, Studio d’en Haut).

Aujourd’hui, avec Collection Morel – programme curatorial de recherche sur l’imaginaire mené par Marie-Pierre Bonniol – le lieu unique interroge sous la forme d’une exposition la notion de machine célibataire à partir des planches originales du livre de Michel Carrouges.

Née avec le XXe siècle, la notion de machine célibataire a été impulsée par Marcel Duchamp, enclin comme Francis Picabia aux propositions mécanomorphes, dans le sillon des propositions littéraires de Raymond Roussel. Duchamp comme Picabia se servent alors de la machine pour exprimer, dans certaines de leurs œuvres, la fougue et les rouages de leur désir, parfois aussi de leur timidité. Automobiline, carburant d’alors, devient essence d’amour et le désir fend l’espace comme un bolide, ouvrant à de nouvelles dimensions.

Dans les années 50, un auteur proche du groupe surréaliste, Michel Carrouges, trouve un lien entre la structure du Grand Verre de Duchamp et la machine de mort et d’extase décrite par Franz Kafka dans La colonie pénitentiaire. Croyant, intéressé par les mythes, la mystique comme la spiritualité, Michel Carrouges débute alors un travail exégèse reliant des oeuvres littéraires de Raymond Roussel (Locus Solus), Adolfo Bioy Casares (L’Invention de Morel), Jules Verne (Le Château des Carpathes) mais également de Kafka, Jarry, Poe et Lautréamont.

À partir du Grand Verre de Marcel Duchamp, le texte de Michel Carrouges est complété par huit planches topographiques réalisées par son fils, Jean-Louis Couturier, en étroite collaboration avec son père. Elles mettent en espace des machineries littéraires, se faisant portes d’entrée vers un monde où, mises en cartographies, les machines permettent aux mouvements de l’esprit de se représenter.

La possibilité de pouvoir présenter à Nantes ces planches inédites depuis 1976 – année de l’exposition Les Machines Célibataires d’Harald Szeemann – a été le point de départ de cette proposition dans laquelle la commissaire, Marie-Pierre Bonniol, imagine un cabinet de travail en parcours.

À travers une topographie qui part de l’étude pour aller vers l’ineffable, Marie-Pierre Bonniol nous conduit de La Boîte verte de Duchamp à Un orchestre de papier de Pierre Bastien, en passant par les Poèmes et dessins de la fille née sans mère de Francis Picabia, les illustrations pour L’Invention de Morel de Norah Borges et les dessins de Glen Baxter ou K.P. Brehmer, comme Les jeux de l’amour et du langage de Jérôme Peignot.

Ainsi, œuvres historiques, archives, éditions, stratagèmes et fictions comme orchestre mécanisé proposent une carte du tendre de la machine célibataire dans ses pouvoirs de transformation, mais aussi un hommage aux espaces du livre et de la littérature, la proposition ayant été imaginée comme une bibliothèque à plusieurs dimensions.

Extrait de la Feuille de salle :

« J’ai voulu, pour cette exposition, plusieurs niveaux d’écritures et d’espaces afin que la proposition, dans ses strates, ses dioptries et les espaces ainsi créés, devienne une machine célibataire elle-même, à défaut que la notion y soit clairement dévoilée – mise à nu, Duchamp dirait. En travaillant sur le sujet, je me suis en effet rendu compte que comme toute structure symbolique puissante, sa valeur réside avant tout dans son mystère et la façon dont, à son approche et à son étude, nous nous voyons nous transformer. C’est cette expérience motrice et mystique, selon une topographie personnelle, que j’ai souhaité à mon tour partager : le point de vue, peut-être enfin, de la mariée. » – Marie-Pierre Bonniol, 2016

www.collection-morel.comwww.michelcarrouges.fr 

Cette exposition  est dédiée à la mémoire de Jean-Jacques Pauvert (1926-2014) et son travail d’édition.

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Productrice, programmatrice, on connaît essentiellement Marie-Pierre Bonniol pour son activisme dans le champ musical où elle agit comme agent sur de nombreux projets, également à l’origine de plusieurs festivals, structures et revues. Dans son programme Collection Morel ouvert en 2010, cette diplômée d’arts plastiques et d’esthétique part en exploration de ce qui compose son imaginaire en s’attachant particulièrement aux notions d’espace, d’affect et de projection. Après une première exposition manifeste à Bruxelles en 2014 portant sur “l’espace, l’imaginaire et la façon dont, dans certains lieux, une superposition s’opère entre eux” par l’installation d’une chambre “que l’on déchiffre comme un texte”, elle s’intéresse pour cette exposition sur les machines célibataires au mouvement, à la puissance et aux trajets. Elle a été assistée, pour cette exposition, par Marion Orel et Constance Legeay.

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AUTOUR DE L’EXPOSITION

Sélection sonore et musicale de Jean-Jacques Palix et DJ set de Tomaga
jeudi 18 février à partir de 19h
accès libre

Visite commentée
dimanche 13 mars à 15h30
accès libre dans la limite des places disponibles

Diffusion live de Longplayer, œuvre musicale de Jem Finer destinée à durer 1000 ans
dimanche 13 mars de 17h à 19h dans le bar
accès libre
http://longplayer.org

Cette exposition est présentée dans le cadre du programme locus solus
et du Festival de littérature Atlantide Les Mots du Monde (10-13 mars 2016)
sur une invitation de Patrick Gyger

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Communiqué de presse | Carton numérique | Affiche | Feuille de salle
Les machines célibataires sur le site du lieu unique
Revue de presse (également disponible dans La Bibliothèque)

Télécharger le communiqué de presse d’Atlantide | Programme

logos-cm

Photos : Michael Méniane pour Collection Morel, 2016




Collection Morel au MUDAM

Pierre Bastien - Les machines celibataires

Dans le cadre de l’exposition Eppur si Muove : Art et technique, un espace partagé,  Collection Morel a été invité au MUDAM, Musée d’Art Moderne du Luxembourg pour présenter quatre programmations musicales et sonores liées aux machines, qu’elles soient mécaniques, analogiques, digitales ou littéraires.

Diffusion du 7 octobre 2015 : Jean-Jacques Palix (écouter le programme)
Diffusion du 14 octobre 2015 : Longplayer (Jem Finer, sur une proposition de Pierre Bastien)
Diffusion du 21 octobre 2015 : Rabih Beaini et Mark Cremins
Diffusion du 28 octobre 2015 : Etienne Jaumet

La performance « Silent motors » de Pierre Bastien a accompagné cette programmation le 18 octobre 2015.

Sur une invitation d’Anna Loporcaro, en partenariat avec Julie Tippex.

Presse : « Silent motors » dans Luxembourger Wort (octobre 2015)
La programmation sur le site du MUDAM
Sur la performance de Pierre Bastien

Photo : Pierre Bastien




Collection Morel – Exposition manifeste

Collection Morel, Bruxelles, 2014

 PORTFOLIO DE L’EXPOSITION
L’Entrée
La Chambre
Les Objets
La Machinerie
Le Répertoire
La Poche
Les Schémas
L’Héraldique
Le Livre
L’Énonciation
Les Rencontres
Les Instants

 

COMMUNIQUÉ

Collection Morel est une proposition sur l’espace, l’imaginaire et la façon dont, dans certains lieux, une superposition s’opère entre eux, ouvrant à une nouvelle perception de l’être et du temps, par l’intuition de l’instant. Exposition, concert et programme de rencontres du 8 au 31 mai 2014 à PointCulture Bruxelles.

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Imaginez la chambre d’une fille, celle secrète, qu’on ne voit jamais. Dans cette pièce, en permanence, son imaginaire se tisse. Chaque chose qu’elle lit, entend, voit, chaque personne avec qui elle échange, la change un petit peu à chaque fois. C’est un espace où l’affect est de mise, où chaque personne, chaque objet, chaque sujet dans lequel elle se glisse pousse un peu plus loin sa pensée. Et puis arrive un jour où tout se relie et, de cet imaginaire, une parole se lance, ouvrant à la constitution de communautés qui permettent d’avoir du monde une représentation partagée.

Collection Morel est le nom que Marie-Pierre Bonniol, auteur, chercheur et commissaire du projet, a donné à cette chambre. Dans ce lieu, elle a tâché d’explorer tout ce qui pour elle, dans sa pensée, a trait à l’espace et au mouvement. Des dessous de toits aux coins de jardins, elle est retournée dans les lieux et les instants où sa perception bifurque et les rapports d’échelle changent, pour essayer de comprendre pourquoi et comment certains espaces nous sont absolument différents.

En travaillant sur la présence au lieu, sur l’intensité, elle a trouvé son imaginaire et la façon dont le réel est par lui assemblé. Elle lui a trouvé aussi un lieu, cette chambre, où les rêves comme les désirs forment une autre possibilité d’être au monde, où les représentations, sans cesse, sont reformulées. L’installation présentée à PointCulture du 8 au 31 mai 2014 tâche de donner de ce mouvement, du travail de la pensée et de l’imagination, une possible figure, une représentation.

Dans ces murs, un espace de projection à quatre dimensions, activé par une machinerie, est séparé d’un lit célibataire par un aquarium d’objets. Près du lit se trouvent un jeton d’affect, un répertoire d’esprits, une héraldique tissée. A l’entrée, des fictions, des impressions, une proposition de bibliothèque d’instants, une simulation de forêt. Les verres d’eau, dans cette pièce, se boivent tous seuls et l’air prend, parfois, une autre densité. Cette chambre a-t-elle une réalité ?

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L’exposition à Bruxelles est la première présentation publique de Collection Morel après quatre années de recherche et de modélisation. Un texte, «La Société des Esthéticiennes», complète le dispositif et sera publié pour l’exposition. Pierre Bastien, le soir du vernissage le jeudi 8 mai, donnera un concert pour parquet de bal Canterel, où les esprits qui habitent la Collection Morel s’animent.

Également au programme, le 9 et 10 mai, les Rencontres Morel sur l’espace, l’imaginaire et la pensée, avec des interventions sur la poétique de l’espace, l’espace topologique de l’art, l’empathie en architecture, le génie du lieu et les chambres hantées avec Gilbert Lascault (portrait filmé), Marco Martella (revue Jardins), Guy-Marc Hinant (Sub Rosa), Helga de la Motte-Haber, Raphaëlle Cazal, Jérémie Gindre et Jean-Jacques Wunenburger (Presses Universitaires de France, sur l’imagination et le sacré), en partenariat avec le prix Fernand Baudin et la Faculté d’Architecture La Cambre Horta – ULB.

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Télécharger l’affiche (crédit : Marie-Pierre Bonniol, Delphine Duprat, Stephanie Piehl)
Télécharger le communiqué de presse

Sur une invitation de Pierre Hemptinne

Photo : Marion Orel